Espaces verts et jardinage
Publié le 26 août 2026 | Mis à jour le 26 août 2026
Une tonte trop fréquente ou mal adaptée peut avoir plusieurs effets sur l’environnement : consommation d’énergie, nuisances sonores et diminution des espaces favorables à la biodiversité. Le choix du matériel constitue une première piste pour limiter son impact, mais entretenir son gazon de manière plus responsable, c’est aussi repenser ses habitudes de tonte. Des gestes simples pour concilier efficacité, entretien des espaces verts et respect de l’environnement. Kiloutou vous dit tout.
Il ne s’agit pas de supprimer toute tonte des pelouses, mais plutôt d’éviter les coupes trop fréquentes et trop rases. Une tondeuse à essence génère des émissions lors de son utilisation : espacer les passages permet donc de limiter la consommation de carburant et les émissions associées.
Une pelouse coupée très court est également plus exposée au soleil : le sol chauffe davantage et l’eau s’évapore plus rapidement. À l’inverse, conserver une herbe de 7 à 10 cm environ protège le sol, favorise un enracinement plus profond et offre davantage d’abris aux insectes et aux petits animaux. Une pelouse plus haute peut également réduire les besoins en arrosage, notamment en période de sécheresse.
Non, toutes les parties du jardin n’ont pas besoin d’être tondues de la même manière. Une portion de pelouse non utilisée peut être transformée en prairie fleurie ou simplement laissée à la végétation spontanée. Quelques mètres carrés non tondus suffisent déjà à offrir un refuge aux insectes, aux oiseaux ou aux hérissons. Cette approche favorise également le développement de certaines plantes sauvages.
Changer ses habitudes de tonte n’empêche pas d’entretenir les zones qui doivent rester courtes et praticables. Pour remplacer une tondeuse thermique, des solutions existent.
Sans moteur, la tondeuse manuelle fonctionne grâce à la poussée de l’utilisateur : les roues entraînent une lame hélicoïdale qui coupe l’herbe. Elle ne consomme ni essence ni électricité et se montre particulièrement silencieuse. Son entretien reste également limité.
Elle convient surtout aux petites et moyennes surfaces entretenues régulièrement. Elle est en revanche moins efficace lorsque l’herbe est devenue très haute ou pour une surface importante.
La tondeuse électrique constitue une autre alternative à l’essence puisqu’elle ne produit pas d’émissions directes pendant son utilisation. Le modèle filaire n’est adapté qu'aux petites surfaces. Son principal inconvénient reste le câble, qui limite la zone de travail et peut devenir gênant autour des arbres, des massifs ou des autres obstacles.
Une tondeuse sur batterie offre quant à elle davantage de liberté de mouvement. Son autonomie est toutefois limitée et la fabrication de la batterie possède elle aussi un impact environnemental. Elle est donc particulièrement intéressante pour les jardins de dimensions modestes ou comportant de nombreux obstacles.
La tondeuse à gazon autotractée sur batterie TON63B est par exemple idéale pour l’entretien de grandes surfaces. Sa largeur de coupe de 63 cm, ses 8 hauteurs de réglage de 25 à 100 mm et son bac de 80 litres permettent une tonte efficace et confortable. Silencieuse et maniable grâce à ses roues avant à 360°, elle est également équipée d’un kit mulching et elle est fournie avec deux batteries lithium-ion 36 V.
Certaines tondeuses électriques disposent d’une fonction mulching, qui permet de tondre sans ramasser l’herbe. Celle-ci est broyée très finement avant d’être redéposée directement sur la pelouse.
Cette technique présente plusieurs avantages : les résidus se décomposent sur place et apportent naturellement des éléments nutritifs au sol. Ils contribuent aussi à conserver l’humidité. Il est également inutile de vider le bac de ramassage ou d’évacuer les déchets de tonte après chaque passage.
Le mulching présente toutefois quelques limites : il est moins efficace lorsque l’herbe est trop haute ou humide et suppose donc de tondre assez régulièrement.
Réduire l’impact environnemental de l’entretien d’une pelouse ne dépend pas uniquement du matériel utilisé. Même en utilisant une tondeuse thermique, la fréquence de coupe et la manière d’organiser les différentes zones du jardin ont également leur importance.
La tonte raisonnée consiste à adapter la fréquence et la hauteur de coupe aux saisons, aux conditions météorologiques et à l’usage des différentes parties du jardin. Plutôt que de rechercher systématiquement un gazon très court, il est possible de conserver une hauteur de 7 à 10 cm et d’espacer les passages, en particulier en été.
Au printemps, lorsque l’herbe pousse plus rapidement, les tontes peuvent être plus rapprochées. En été, laisser le gazon plus haut permet d’ombrager davantage le sol, de limiter l’évaporation et d’aider la pelouse à mieux supporter la chaleur.
La tonte tardive consiste à repousser la coupe d’une partie de la pelouse afin de laisser davantage de temps à la végétation pour se développer. Dans le même esprit, l’initiative « No Mow May », ou « Mois de mai sans tonte », encourage à laisser pousser l’herbe pendant plusieurs semaines en faveur de la protection de la biodiversité.
La gestion différenciée consiste à adapter l’entretien à chaque partie du jardin. Une pelouse proche de la maison peut rester régulièrement tondue, tandis qu’une zone éloignée peut être transformée en prairie ou entretenue seulement quelques fois dans l’année.
Cette organisation réduit le nombre de tontes sans empêcher de profiter du jardin. Elle permet également de conserver des espaces plus favorables à la faune et à la flore. Laisser pousser une partie du gazon offre notamment des refuges et des ressources aux abeilles, papillons, oiseaux et petits mammifères. Les végétaux spontanés peuvent fleurir et fournir nectar et pollen aux pollinisateurs, contribuant ainsi à préserver un meilleur équilibre écologique.